Tales of Graces F?
D’abord, j’ai une tendance à parler des anciens J-RPGs, est-ce une nostalgie ou un aveu inconscient de ma part sur le « avant, c’était mieux »? Suis-je devenu vieux ou fan de rétro?
Ainsi, je vais donc vous parler de Tales of Graces F, l’un de ses innombrables RPGs où une promesse faîte durant l’enfance peut bouleverser une vie voire le monde entier (ainsi que les planètes alentours).
Pour commencer, notre héros, Asbel Lhant accompagné de son petit frère Hubert (oui, ne soyez pas choqués, y’a même une jeune fille qui s’appelle Poisson) vivent heureux dans la ville de Lhant. Etre les fils du seigneur local (de la ville de Lhant) aide plutôt bien.
Puis un jour, accompagné de Cheria, une jeune fille malade et de Richard, le fils du Roi, ils font la connaissance de Sophie (enfin ils la nomment Sophie en référence à une fleur du même nom car elle amnésique) qui va se sacrifier pour leur sauver la vie.
L’aventure semble « lambda » .
Cependant, cet événement va traumatiser nos héros qui vont tous opter pour des parcours différents.
Ils ne se reverront pas avant les événements du jeu qui se dérouleront 7 ans plus tard. C’est d’ailleurs plutôt bien géré.
Par ailleurs, la mort de Proto Heis les marquera négativement.
Car on quitte l’insouciance de l’enfance.
Et en outre, on se dirige vers les responsabilités de l’âge adulte (même le thème des combats devient plus sérieux, vous devriez comparer les deux vidéos).
Bien entendu, Sophie est vivante et à sauver nos héros d’un mal ancien (Proto Heis contre Proto Hess) qui va tenter de détruire le monde en possédant le corps de Richard devenu Roi à présent…
Vous devez vous dire « Mais Sinbad, tu viens de nous spoiler! ».
Non, je vous rassure, on l’apprends très très vite dans le jeu. D’autant plus que l’on a un sentiment de course durant tout le jeu. Il faut reconnaître que cela met une pression au joueur!

Le personnage de Sophie est capital pour l’histoire et le développement des autres protagonistes.
Mais le petit plus, c’est qu’elle est vraiment mignonne.
Elle découvre la vie et ne peut qu’attirer des sentiments amicaux envers elle.
Elle est un peu comme la petite sœur voire la fille d’Asbel (et de Chéria). Ainsi elle évolue et surtout fait évoluer les autres à travers elle.
Et on s’attache rapidement aux relations entre eux.
Toutefois, au départ, elle est semblable à un robot dans ses interactions sociales.
Avant de devenir une petite fille très mignonne (tout en étant la plus grande de toutes les guerrières).
Contrairement à Tales of Symphonia (même si c’était légèrement le cas), le jeu est beaucoup plus linéaire. Un peu comme un FFX avant l’accès à la plaine Félicité (même si de nombreuses quêtes annexes aussi bien utiles qu’intéressantes viendront modifier votre parcours).
Néanmoins les combats semblent beaucoup plus nerveux. Ça bouge beaucoup plus vite et beaucoup plus fort! D’autant plus avec l’extrait suivant qui devrait vous convaincre que l’on ne rigole pas (mais ne vous fiez pas à la fille avec ses maracas magiques, activez donc la vidéo).
De plus, on remarquera aussi la disparition de la mappemonde où l’on pouvait voyager d’un lieu à l’autre (c’est réellement comme Final Fantasy 10 dans son déplacement spatial).
D’autres héros rejoindront nos 5 héros, Malik (l’un des personnages les plus puissants des Tales of vu son dernier Mystic Arte) et Pascal (qui est une fille mais je suppose qu’en anglais, Pascal ne devient pas Pascale au féminin?).
Pour revenir aux combats, ils sont progressifs.
Ainsi petit à petit, on augmente les paliers et cela devient réellement enivrant. Dans certains jeux, on connaît tous (comme dans Pokemon) cette sensation de fuite des combats.
On en a même marre, on veut juste avancer tandis que ce jeu est l’un des rares où au contraire, vous êtes contents d’avoir des combats pour essayer vos nouvelles techniques ou vos nouveaux combos!

Les saynètes, des petites scènes où nos héros se parlent entre eux sur l’histoire, eux-mêmes, leurs joies, leurs peurs et même leurs plats préférés, permet de mieux les comprendre et surtout d’observer leurs évolutions. En outre dans ce Tales, ce sont des dialogues avec des voix (pas de simples textes à lire).
Et surtout avec les animations faciales de nos héros qui en disent long sur leurs pensées.
J’apprécie bien Malik, c’est le plus vieux du haut de ses 40 ans. Ces derniers temps, la mode est de rendre les héros de plus en plus jeunes.
Donc voir un personnage plus âgé guidant nos héros, plus sage et sérieux et plus en couleur (il doit supporter les erreurs de son passé) est vraiment rafraîchissant.
Côté scénario, on a trois royaumes qui s’opposeront.
Avec bien entendu le sort du monde qui se joue avec un ennemi beaucoup plus puissant derrière. Cela ne casse pas trois noix de coubos à un Mog.
Mais bon c’est un peu le principe même des RPGs d’avoir toujours un « méchant par delà le méchant ».
Cependant, la force de cet opus, c’est de voir que nos héros évoluent depuis leurs enfances en engrangeant des responsabilités.
Et en surpassant leurs peurs tout en restant fidèles à leur promesse enfantine certes gravée sur un arbre (Plot Twist; c’est le boss final, l’arbre n’a pas aimer la gravure et souhaite se venger en consumant le monde TUNDUNDUN, je rigole bien entendu).
Et encore, je ne parle pas de Tales of Graces F qui augmente largement le contenu.
Avec des événements se déroulant après la fin du jeu (et où on voit Sophie « grandir » car en temps normal, elle ne vieillit pas grâce à son immortalité).
Ce qui me plait réellement, c’est ce que ce RPG contrairement à tant de ses semblables dispose d’une véritable conclusion amoureuse.
Je ne dirais pas qui terminera avec qui.
Mais à la fin, il ne fait aucun doute que plusieurs personnages se marieront (on peut même voir leur arrière arrière petit fils).
Attention, pas par indice ou métaphores mais par des phrases claires, complètes et concises.
Ainsi Lloyd de Tales of Symphonia est peut être plus fort en terme de combat (exsphère, fils d’un grand héros, épée éternelle etc…).
Mais Asbel a su conclure contrairement à lui avec Colette ou Sheena ou le cuistot fou qui pète et donne des recettes… (et il m’aide à conclure cet article, quel homme).
Pour conclure, on a une belle cinématique qui montre les descendants des héros plusieurs générations plus tard. C’est pourquoi on peut parler d’happy end.


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