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Un remake de Beyond Good & Evil pour relancer enfin la légende ?

Beyond Good & Evil a déjà eu droit à sa 20th Anniversary Edition, avec graphismes améliorés, quelques options modernes et même une mission inédite qui prépare le terrain pour la suite.

Mais ce que j’ai en tête va plus loin : un vrai remake, pas juste un coup de polish.
Un remake qui servirait de point de départ à une vraie trilogie : une préquelle (Beyond Good & Evil 2), ce remake comme pivot, puis une vraie suite, Beyond Good & Evil 3.

L’idée serait de reprendre tout ce que le jeu de 2003 faisait déjà bien, et d’augmenter partout : personnages plus nombreux et mieux écrits, résistance plus tangible, bestiaire enrichi, Hillys plus vivante, courses plus variées… sans trahir l’âme de Jade, de Pey’j, de Double H et de cette petite planète noyée dans la propagande et les DomZ.

Moderniser le gameplay sans trahir l’original

Rejouer Beyond Good & Evil aujourd’hui, c’est se rappeler à quel point il était en avance… et à quel point certains aspects ont vieilli.
Un remake devrait garder le cœur du gameplay, tout en nettoyant les frustrations.

On pourrait imaginer :

Le but n’est pas de transformer Beyond Good & Evil en jeu d’action ultra nerveux, mais de lisser les aspérités techniques pour que la richesse de son univers ne soit plus freinée par des problèmes de manette.

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Faire du journalisme une mécanique centrale, pas juste un prétexte

Ce qui distingue vraiment Beyond Good & Evil, c’est que tu n’es pas un super‑soldat, mais une photo‑journaliste qui se bat autant avec son appareil qu’avec son bâton.
Le remake pourrait pousser cette idée beaucoup plus loin.

On pourrait imaginer que Jade ne puisse plus simplement “prendre une photo et l’envoyer” :

Plus Jade ferait son travail de journaliste, plus l’IRIS Network gagnerait en crédibilité et en portée.
Ce ne serait plus juste un compteur en arrière‑plan, mais un véritable système où le joueur sentirait que ses enquêtes changent la perception de la population.

Une vraie réputation auprès de la population

Dans le jeu original, Hillys ne réagit que très légèrement aux actions de Jade.
Un remake pourrait introduire un système de réputation plus subtil.

Par exemple :

L’idée serait que la réputation de Jade ne soit pas juste un chiffre : qu’elle se ressente dans les regards, dans les dialogues, dans la manière dont Hillys se comporte autour de toi.

Une Hillys plus vivante, plus crédible

Hillys, dans Beyond Good & Evil, est déjà un bel endroit, mais on sent que les limitations techniques de l’époque le rendent plus “couloir” qu’il ne pourrait l’être aujourd’hui.
Un remake pourrait lui donner une véritable vie quotidienne.

On pourrait imaginer :

L’objectif n’est pas d’en faire un monde ouvert gargantuesque, mais une ville compacte et dense, qui donne la sensation d’une vraie société qui tente de continuer à vivre sous une occupation déguisée.

Explorer la mer : faire du bateau un vrai personnage

Le bateau (l’hovercraft) de Jade, dans Beyond Good & Evil, est presque un compagnon.
Un remake pourrait le transformer en véritable vecteur d’exploration.

On pourrait ajouter :

Le monde deviendrait plus vivant sans forcément se transformer en gigantesque carte à remplir.
La mer serait l’occasion de raconter d’autres histoires, de rencontrer d’autres populations, et de montrer que la menace des DomZ et des sections Alpha ne se limite pas à une seule ville.

Les DomZ : une menace plus présente, plus inquiétante

Les DomZ sont au cœur de l’intrigue, mais dans le jeu original, on les croise surtout dans des bases et des donjons, de façon assez localisée.
Un remake pourrait les rendre plus omniprésents, plus organiques.

On pourrait développer :

Les DomZ ne seraient plus uniquement “les monstres de fin de niveau”, mais une présence constante, une maladie qui ronge le monde, qu’on ressent autant dans le décor que dans les combats.

Les sections Alpha : plus que de simples “méchants”

Les sections Alpha remplissent le rôle classique d’armée autoritaire hypocrite : elles prétendent protéger Hillys tout en collaborant avec la menace.
Un remake pourrait les rendre plus nuancées, donc plus inquiétantes.

Par exemple :

Tout cela rendrait le régime des sections Alpha plus crédible, et renforcerait le sentiment de lutter contre un système, pas uniquement contre quelques boss caricaturaux.

Pey’j, Double H : donner plus de place aux compagnons

Pey’j et Double H sont déjà très attachants, mais un remake pourrait encore mieux exploiter leur potentiel.

On pourrait imaginer :

Plus on s’attacherait à eux, plus les enjeux émotionnels de l’histoire gagneraient en impact.

Les enfants de l’orphelinat : des visages, pas juste un symbole

L’orphelinat et le phare sont le cœur émotionnel de Beyond Good & Evil.
Mais dans le jeu d’origine, les enfants restent surtout des silhouettes qui justifient le combat de Jade.
Un remake pourrait leur donner plus de présence.

On pourrait :

Le joueur ne protègerait plus seulement “des enfants”, mais des personnes qu’il connaît et apprécie, ce qui rendrait chaque menace sur le phare encore plus concrète.

Les perles : une progression modernisée

Les perles, dans Beyond Good & Evil, servent à améliorer ton matériel et ton véhicule.
C’est une bonne idée, mais qui pourrait être modernisée sans transformer le jeu en RPG à arbres de talents tentaculaires.

Un remake pourrait :

L’idée est d’augmenter le sentiment de progression, pas d’ajouter des niveaux d’expérience ou des statistiques chiffrées partout.

Les mini‑jeux : occuper Hillys autrement

Les mini‑jeux de Beyond Good & Evil participaient déjà au charme du jeu, mais on peut aller plus loin sans diluer l’expérience principale.

On peut imaginer :

Ces mini‑jeux seraient autant de petites histoires, de respirations entre deux missions plus lourdes.

La musique : réorchestrer sans effacer

Beyond Good & Evil a une identité sonore forte, en grande partie grâce à sa bande‑son.
Un remake devrait respecter cette base tout en la sublimant.

On pourrait :

C’est un aspect que beaucoup de fans apprécieraient : entendre “leurs” morceaux revenir, mais avec le niveau de soin audio attendu aujourd’hui.

Les graphismes : plus que “HD”

Enfin, la partie la plus visible : les graphismes. Pas seulement “plus beaux”, mais plus expressifs.

Un remake pourrait :

Le but est de faire sentir que Hillys existe vraiment, que ce n’est pas juste un décor peint.

Les clins d’œil à la préquelle

Si l’on imagine vraiment Beyond Good & Evil 2 comme une préquelle, le remake du premier jeu serait l’endroit idéal pour parsemer quelques références.

Sans rendre la compréhension de l’histoire dépendante de la préquelle, on pourrait ajouter :

Un nouveau joueur n’y verrait que des détails de lore. Un fan ayant joué à BG&E2 y verrait une toile plus large, cohérente.

Préparer Beyond Good & Evil 3

Enfin, un remake pourrait aussi préparer la suite, sans pour autant transformer la fin en bande‑annonce.

On peut imaginer :

Ce serait une façon naturelle de tendre la main vers Beyond Good & Evil 3, sans trahir la conclusion du jeu original.

Pourquoi Beyond Good & Evil reste un jeu unique, vingt ans plus tard

Si tout cela vaut la peine d’être imaginé, ce n’est pas juste parce que Beyond Good & Evil est “culte”.
C’est parce que, même vingt ans après, il reste un jeu à part.

Contrairement à beaucoup de jeux d’action :

Un remake ne servirait pas seulement à moderniser un classique.
Il servirait à remettre en lumière un message : dans un monde saturé de propagande, d’images contrôlées et de mensonges, il existe encore des jeux qui te disent que la vérité, la curiosité et les preuves sont des armes en elles‑mêmes.

Si un jour, on nous annonce non seulement le retour de Beyond Good & Evil 2, mais aussi un remake ambitieux du premier et une vraie suite derrière, on pourra dire que la légende a enfin eu la chance qu’elle mérite.
En attendant, on peut continuer à rêver à ce remake où l’on retournerait à Hillys, avec plus de personnages, plus de résistance, plus de bestiaire, plus de lieux, plus de courses… et toujours cette envie de pointer un objectif photo sur la vérité.

Beyond Good & Evil n’a jamais eu la reconnaissance commerciale qu’il méritait.
Pourtant, vingt ans plus tard, rares sont les jeux capables de mélanger aventure, exploration, humour, science-fiction, photographie et critique des médias avec autant de naturel.

Un remake ne servirait pas seulement à remettre Jade au goût du jour : il rappellerait qu’il existe une autre façon de raconter un jeu d’action-aventure.
Et si cette renaissance ouvrait enfin la voie à Beyond Good & Evil 2 puis à Beyond Good & Evil 3, alors l’histoire commencée en 2003 pourrait enfin connaître la conclusion qu’elle attend depuis plus de deux décennies.

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