Erenshor, le MMO qui a compris que tu as un boulot (et des cernes)
Il fut un temps où tu pouvais caler un raid le mardi, un autre le jeudi, un event le samedi, et encore avoir l’énergie de farmer des compos à 3 heures du matin.
Depuis, un truc étrange est arrivé : on appelle ça “la vie d’adulte”. Maintenant, quand un MMO te dit “connecte-toi à 20h précises sinon tu rates le boss”, tu regardes l’horloge, tu regardes ton lit, et c’est ton oreiller qui gagne l’aggro.
Erenshor arrive précisément là : c’est un “MMORPG” qui a accepté qu’on n’a plus 16 ans, mais qu’on a toujours envie de vivre des sessions à base de loot, de wipe, de zones trop dangereuses pour notre niveau… sauf que tout ça se passe en solo, sans horaires, sans file d’attente, sans guilde en PLS parce que tu dois annuler un soir.
Un “faux MMO” pour de vrais nostalgiques

Sur la fiche Steam, Erenshor est vendu comme un RPG solo avec l’âme d’un MMO classique, un “single-player simulated MMORPG”.
En clair :
- tu joues hors ligne,
- tu es le seul humain sur le serveur,
- mais le jeu fait tout pour te faire croire que tu es dans un vieux MMO à la EverQuest / Runescape.
À l’écran, ça ressemble à un MMORPG “old school” :
- zones séparées, mobs qui respawn, villes, donjons, raids,
- combats plutôt lents et dangereux,
- loot, niveaux, classes, et cette éternelle tentation d’aller 10 mètres trop loin pour voir si ce groupe de squelettes ne serait pas, par hasard, un tout petit peu farmable.
La différence, c’est que le monde est peuplé de faux joueurs : les fameux SimPlayers.
Les SimPlayers : quand les PNJ jouent aux MMO à ta place

Imagine un MMO où les autres joueurs sont en fait des PNJ qui ont décidé de vivre leur meilleure vie sans toi. C’est exactement l’idée derrière les SimPlayers.
Ces “joueurs simulés” :
- montent de niveau, même quand tu n’es pas là ;
- trouvent du loot, rejoignent des guildes, se baladent dans les zones ;
- peuvent te proposer de les rejoindre pour un donjon, un world boss, voire un raid ;
- se souviennent de toi : si tu les laisses crever, ou si tu leur ninja leur loot, ils ne vont pas t’ajouter dans leurs contacts “best friends forever”.
Techniquement, ce ne sont pas des IA génératives qui vont t’écrire des romans en chat, mais des systèmes de décisions plus classiques (machines à états, arbres de décision).
Sinon j’aurais rajouté cet article avec les IA Power!
Le but n’est pas qu’ils passent le bac de philo, mais qu’ils donnent l’illusion d’un serveur vivant, qui continue d’exister même quand tu fermes le jeu.
En gros, c’est comme si le développeur s’était dit :
“Tu veux l’ambiance d’un MMO, mais pas les dramas de guilde ni les soirées gâchées ? Ok, laisse-moi coder tout le monde.”
Erenshor, c’est l’anti “MMO fast-food”

On le voit dès la présentation : Erenshor se revendique comme une lettre d’amour aux MMORPG de la fin des années 90 / début 2000.
Donc oublie :
- les récompenses toutes les 30 secondes,
- les flèches géantes “va ici”,
- les quêtes qui se complètent toutes seules parce que tu as juste traversé la zone en sprint.
À la place, tu as :
- un combat lourd, mortel, puni quand tu fais n’importe quoi ;
- des zones où tu peux entrer sans être prêt, juste parce que tu es curieux… et ressortir en squelette carbonisé ;
- des ennemis qui ne sont pas là pour faire tapisserie, mais pour te rappeler que “non, niveau 12, tu ne devrais pas traîner ici”.
Tu veux du loot qui a un poids ?
Chaque upgrade se ressent : tu tapes plus vite, tu tankes mieux, tu passes d’un mob à la fois à deux ou trois, tu te surprends à retourner voir ce boss qui t’explosait dix niveaux plus tôt.
Ce n’est pas du “+ 0,5% de DPS sur la 17ᵉ barre de stats”.
C’est du “je viens de passer un cap, et maintenant c’est moi le problème dans cette grotte”.
Un monde où même les gentils sont lootables

Erenshor pousse le délire old school jusqu’au bout : tous les PNJ respawn et tous droppent du loot. Oui, même les gentils.
Concrètement :
- Tu peux décider que ce marchand qui t’a mal parlé mérite de voir si son inventaire drope bien.
- Le prêtre qui t’a soigné gratuitement depuis le niveau 1 ? Il a peut-être un objet intéressant sur lui.
- La petite ville tranquille où tu prends tes quêtes ? Tu peux la raser “pour voir ce que ça fait”.
Mais évidemment, derrière tout ça, il y a un système de factions.
Massacrer tout le monde, ça a un prix :
- tu peux perdre l’accès à certains services, marchands, quêtes ;
- tu peux devenir persona non grata dans une région ;
- mais ça peut aussi ouvrir des portes ailleurs : une faction rivale qui te trouve soudain très sympathique, par exemple.
Tu peux donc jouer “chevalier blanc” ou “psychopathe”, et le monde réagira.
C’est très MMO dans l’esprit, mais sans le regard des autres joueurs pour te juger : tu es seul avec ta conscience (et ton inventaire).
1 joueur, 4 classes, 36 zones, des centaines d’heures

Sur le papier, Erenshor propose déjà une base solide en accès anticipé :
- 4 classes au mental très MMO (tank, caster, mêlée, soutien…).
- 36+ zones : villes, donjons, tombes, forêts, plages, montagnes, grottes, forts…
- 800+ objets à looter, du commun au légendaire.
- Niveau max 35, avec un contenu déjà jouable du 1 au 35 en Early Access.
- Une première partie de 80 à 130 heures pour un run “normal”, beaucoup plus si tu aimes reroll ou optimiser.
Tu as plusieurs slots de perso, une banque partagée, et même des bonus pour tes rerolls, histoire de rendre le second personnage plus rapide à monter.
Côté modèle économique, c’est simple :
- pas d’abonnement,
- pas de microtransactions,
- tu payes ton jeu, tu joues, point.
Un projet solo, dans tous les sens du terme

Derrière Erenshor, il n’y a pas une armée de devs, mais une seule personne, Brian “Burgee”, qui bosse sur le jeu depuis plusieurs années sous le label Burgee Media.
L’accès anticipé sur Steam a démarré en avril 2025, avec l’idée de :
- tester le concept avec une communauté de joueurs nostalgiques ;
- ajuster l’équilibrage (notamment du endgame et des raids) en fonction des retours ;
- enrichir le contenu HL (raids, progression horizontale, nouvelles zones, nouveaux loots).
L’objectif annoncé, c’est une 1.0 autour de 2027, avec un prix plus élevé à la sortie définitive.
En attendant, le jeu tourne autour des 20 € et les évaluations Steam sont très positives, avec des joueurs qui parlent justement d’un “MMO mis en bouteille”, à sortir quand tu as envie de retrouver la vibe, pas quand le calendrier d’un raid leader te l’ordonne.
Pour qui Erenshor est vraiment fait ?

Erenshor n’essaie pas de plaire à tout le monde.
Il s’adresse clairement à :
- celles et ceux qui ont connu les MMOs “avant que tout soit lisse”,
- ceux qui aiment se perdre dans un monde, mourir sur un mob qu’ils n’auraient pas dû pull, et revenir plus tard avec un plan et un meilleur stuff,
- ceux qui veulent l’ambiance d’un serveur sans les dramas, les obligations d’horaires, les microtransactions et les patch notes de 20 pages tous les trois jours.
Si tu veux du PvP, du MMO social réel, ou un RPG ultra scénarisé façon AAA, tu risques de trouver ça trop sec.
Mais si tu as déjà regardé un vieux MMO en te disant “pfff, si seulement je pouvais avoir ça en solo, sans que le jeu disparaisse un jour”, Erenshor est littéralement cette phrase transformée en jeu.







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