Le jeu vidéo Fellowship se prépare à faire son entrée en accès anticipé le 16 octobre 2025.
Développé par Chief Rebel et édité par Arc Games, ce titre multijoueur coopératif promet une expérience PvE centrée sur l’exploration de donjons à difficulté évolutive.

Mais derrière ses promesses de coopération stratégique et de combats intenses, Fellowship semble s’inscrire dans une tendance déjà bien connue : celle du « WoW-like » assumé. Ce choix stylistique soulève autant d’espoir que d’inquiétudes.

Un jeu pensé pour les amateurs de donjons en coopération

Quatre personnages héros de jeu vidéo debout en équipe devant un décor fantastique, chacun portant des armures distinctes et des armes variées.

Fellowship est un RPG multijoueur en ligne entièrement axé sur des expéditions en donjons. Il propose des sessions rapides, rythmées et volontairement rejouables. Le cœur du jeu repose sur un système classique : la fameuse trinité tank / soigneur / DPS.

Jusqu’à quatre joueurs peuvent s’allier pour parcourir des instances générées avec des modificateurs variés. Ces derniers influencent la difficulté, les ennemis rencontrés et la nature des récompenses.

L’objectif est clair : enchaîner les runs, looter du meilleur équipement et progresser dans les classements compétitifs.

Des héros prédéfinis aux rôles bien distincts

Portraits des héros principaux de Fellowship, chacun avec un style distinctif et des classes définies. Les personnages incluent Ardeos, Helena, Mara, Meiko, Rime, Sylvie et Vigour.

Contrairement à beaucoup de MMORPG classiques, Fellowship ne propose pas de création de personnage libre. Les joueurs choisissent parmi des héros déjà définis, chacun lié à un archétype précis.

Parmi eux, on retrouve :

  • Mara, assassine furtive inspirée du voleur subtil de World of Warcraft ;
  • Helena, une tankette épée en main capable d’encaisser les pires assauts ;
  • Vigour, un soigneur lumineux mêlant dégâts et boucliers runiques ;
  • Rime, magicienne des glaces aux attaques à distance destructrices ;
  • Meiko, tank martial au gameplay complexe et technique ;
  • Sylvie, soigneuse druidique usant de la flore et de ses familiers ;
  • Ardeos, mage du feu générant des explosions en chaîne.

Chacun dispose de mécaniques uniques et d’arbres de progression personnalisables. Cela permet une profondeur de jeu non négligeable, malgré l’absence de création de personnage.

Un gameplay centré sur les donjons, uniquement

Des personnages en pleine action dans un environnement de glace, combattant un boss tout en utilisant des compétences magiques et physiques.

Le gameplay de Fellowship se concentre exclusivement sur les dungeons runs, à l’image d’un Mythic+ permanent. Il n’y a ni monde ouvert, ni quêtes scénarisées, ni campagne narrative pour l’instant.

Un hub central sert de point de rencontre entre les joueurs. Il permet aussi de gérer l’équipement, les arbres de talents, et les diverses monnaies du jeu.

Une session de donjon dure généralement entre 10 et 20 minutes. Chaque instance se termine par un boss unique avec des mécaniques propres et parfois complexes.

La formule fonctionne bien pour des sessions rapides. Elle risque toutefois de devenir répétitive à la longue, faute de variété suffisante.
Sauf si le jeu arrive a avoir une énorme variété de donjons marquants.

Un système de progression riche, voire dense

Un personnage utilisant une hache contre un autre personnage qui lance un sort, dans un environnement ensoleillé avec des palmiers.

Fellowship propose de nombreux systèmes de progression. En plus de l’équipement, les joueurs ont accès à :

  • Un arbre de talents, similaire à celui de Mists of Pandaria ;
  • Des récompenses cosmétiques (montures, apparences, objets) ;
  • Un système de “gem powers”, dont les effets restent à préciser ;
  • Des ressources spécifiques pour améliorer les héros individuellement.

Cette richesse pourra séduire les joueurs en quête de personnalisation. Mais elle pourrait aussi rebuter ceux qui préfèrent une progression plus épurée.

Des mécaniques de combat très inspirées de World of Warcraft

Quatre personnages de _Fellowship_ en plein combat, chacun utilisant des compétences colorées dans un environnement de jeu vibrant.

C’est l’un des points les plus débattus autour de Fellowship : sa ressemblance frappante avec World of Warcraft.

La presse spécialisée, comme Massively Overpowered, souligne une ressemblance presque mimétique avec les classes de WoW. Les compétences de Mara, par exemple, sont calquées sur celles du voleur subtil.

Même certaines animations de combat rappellent fortement le MMO de Blizzard. L’interface de boss, inspirée d’addons WoW, alourdit parfois la lisibilité du combat.

Cette proximité rassure les habitués du genre. Mais elle laisse planer la question de l’originalité réelle du titre.

Un mode solo inexistant, un matchmaking efficace

Un personnage de jeu vidéo portant une grande hache et un logo sur le dos, se tenant sur une plage avec un décor maritime en arrière-plan.

Le jeu ne propose pas de mode solo. L’intégralité de l’expérience repose sur la coopération en ligne. Le matchmaking permet de lancer des parties rapidement, sauf en jouant soigneur où les files sont plus longues.

Malheureusement, le comportement des joueurs rappelle les dérives des MMO : joueurs qui quittent après un wipe, tanks qui foncent sans attendre, DPS qui tirent l’aggro.

Pire encore, aucune fonction de remplacement n’existe actuellement pour les joueurs déconnectés. Cela risque d’impacter négativement l’expérience en équipe.

Une inspiration claire, mais pas encore une identité forte

Des héros de _Fellowship_ se tiennent en posture héroïque dans un environnement fantastique, avec des éléments de nature et des pierres anciennes en arrière-plan.

Fellowship ne cache pas ses inspirations. Il s’adresse clairement aux fans de MMORPG, et en particulier à ceux de WoW.

L’absence d’abonnement et la promesse d’un accès rapide aux donjons pourraient séduire un public frustré par la complexité logistique de WoW. Ce positionnement pourrait lui offrir une niche viable.

Mais en l’état, Fellowship donne parfois l’impression d’être un WoW sans l’univers de Warcraft. Cela pourrait limiter son attrait auprès de joueurs cherchant une expérience vraiment neuve.

Des points positifs à souligner

Un groupe de quatre personnages de jeu vidéo se prépare pour une expédition dans un environnement mystérieux et fantastique, avec des éléments de décor en ruines et une ambiance sombre.

Malgré ses limites, Fellowship possède de réels atouts :

  • Une direction artistique soignée avec des effets visuels réussis ;
  • Un gameplay accessible même sans tutoriel, pour les habitués du genre ;
  • Des héros comme Meiko, au gameplay original et rafraîchissant (je pense que ce héros m’a marqué car je joue tank) ;
  • Un système de loot motivant, avec des pièces d’équipement visuellement distinctes ;
  • Une rejouabilité forte, grâce à la difficulté évolutive des donjons.

Le tout dans une ambiance visuelle calme, voire apaisante, lors des phases de repos au hub central.

Des améliorations nécessaires pour convaincre durablement

Un paysage naturel avec une structure rocheuse majestueuse au milieu d'une végétation verdoyante et luxuriante, comprenant des arbres et des habitations rustiques, sous un ciel clair avec quelques nuages.

Pour espérer durer, Fellowship devra :

  • Ajouter une forme de narration pour donner un cadre aux actions des joueurs ;
  • Réduire le “trash” inutile dans les donjons, comme le soulignent plusieurs retours ;
  • Proposer un système de remplacement automatique en cas de déconnexion ;
  • Éviter toute monétisation abusive autour des héros ou de la progression.

L’équipe semble attentive aux retours communautaires, ce qui reste rassurant pour la suite du développement.

Conclusion : un projet prometteur, mais encore trop prudent

Un groupe de personnages vêtus d'armures colorées se tient dans un environnement fantastique, avec des décorations mystiques et une architecture sombre en arrière-plan.

Fellowship est un jeu pensé pour les fans de donjons coopératifs, fatigués des contraintes des MMORPG classiques. Il offre une base solide, avec des combats tactiques, une progression variée et une bonne ergonomie.

Mais son manque d’originalité, son lien trop direct avec WoW, et l’absence d’un vrai contenu narratif peuvent nuire à son adoption large. Il séduit par son accessibilité, mais risque de décevoir par son manque d’âme.

S’il parvient à s’éloigner de l’ombre de ses inspirations, Fellowship pourrait devenir un incontournable du jeu coopératif. En l’état, il reste un bon point de départ, mais encore trop timide pour se démarquer pleinement.

Un personnage souriant avec des cheveux bleu et une fleur de tournesol dans un ciel bleu.

Mythical Sinbad

Rédacteur en chef du Daily Moogle, capitaine d’un blog prestigieux dédié aux jeux vidéo, à l’anime et à la culture geek.

Je navigue entre analyses, passions et découvertes pour mettre en avant les mondes que j’aime faire découvrir.

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