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[Article Invité] Le Conte des Flammes écarlates – Seconde partie – Fanfiction sur Signora de Genshin Impact

Dans la suite de cette fanfiction sur Signora de Genshin Impact, on découvre ce qui attend son chevalier, Rostam!

Interlude

La voix qui venait de retentir la sortit de sa rêverie. Elle avait déjà entendu cette voix, dans d’autres lieux et d’autres circonstances. Elle se retourna pour découvrir son interlocuteur. Il s’agissait bien évidemment de l’homme qui la poursuivait depuis quelques temps déjà.
Aussi n’était elle pas surprise de le trouver là. Après tout, les Fatui la surveillaient depuis un long moment.

Elle avait souvent entendu parler de cette organisation au cours de ses voyages.
Mais aussi et surtout de ses puissants Exécuteurs : des personnes, dévouées corps et âme à la déesse des glaces.
Et qui n’hésiteraient pas à sacrifier jusqu’à leur vie pour lui permettre d’atteindre ses objectifs.
Aussi avait-elle été surprise lorsque l’un d’entre eux l’avait approchée pour lui proposer de les rejoindre. Mais à l’époque elle avait refusé, car elle ne voulait pas s’associer et perdre son indépendance.
Aujourd’hui cependant, les circonstances étaient différentes. Elle savait que son interlocuteur ne mentait pas lorsqu’il lui disait que la tsarine avait les moyens de l’aider. Elle ne pourrait plus accomplir sa vengeance, plus tenir sa promesse de purger ce monde si elle se laissait consumer par le brasier qui coulait dans ses veines. Mais elle ne pouvait pas accepter si facilement.
La Sorcière (comme les gens l’appelaient depuis maintenant bien des décennies) n’était pas dupe : la maîtresse de Snezhnaya n’offrait pas son aide sans attendre quelque chose en retour.
Et le prix à payer devait être particulièrement élevé pour que cette dernière envoie l’un de ses laquais les plus haut placés. Aussi répondit-elle de la manière suivante :
« Mène moi à ta maîtresse. Si elle a une offre à me faire, je préfère encore l’entendre de sa bouche. »

L’homme esquissa un sourire. Il avait semble-t-il anticipé cette réaction, et sans doute avait-il déjà prévu plusieurs coups à l’avance. Elle en avait cependant parfaitement conscience, et elle savait qu’en réalité elle n’aurait probablement pas de vrai choix. Ce serait mourir, ou accepter les conditions de la Tsaritsa. Mais cet ultime choix demeurait le sien, aussi devait-elle montrer sa détermination. Sans un bruit, les deux silhouettes quittèrent les lieux. Derrière eux, la brise emporta les cendres encore fraîches du corps calciné. Un long voyage vers Snezhnaya venait de commencer.
Ultime soupir au creux de l’Irminsul.

Après un long voyage à travers Liyue, et après avoir traversé les luxuriantes forêts qui menaient à Sumeru, Rosalyne avait enfin atteint le lieu où elle passerait ses prochaines années.
La cité était particulièrement délicate : bâtie sur un arbre gigantesque, les différentes structures la constellant évoquaient dans leur forme d’incroyables fleurs et feuilles de pierre.
Dont le joyau central était l’Académie.
Ce bâtiment, plus imposant que les autres tant par sa taille que par sa beauté, reflétait l’immense savoir-faire du Kshahrewar.
L’un des six darshans, spécialisé dans la technologie et l’architecture.
En s’approchant des racines, on pouvait accéder, par deux passages discrets, au Grand Bazar, lieu de vie incontournable de la cité qui abritait le théâtre Zubayr. La jeune femme avait adoré se promener entre les étals, goûtant les diverses spécialités culinaires du pays. Elle en avait également profité pour commander la confection de sa tenue d’étudiante, celle-ci étant à la charge des élèves.
Alors que la journée commençait à mourir, elle avait également visité les différentes rues .
Et sur les bons conseils d’une passante, elle avait pris une chambre pour la nuit dans l’une des auberges de la ville (l’accès aux dortoirs n’était en effet pas disponible tant qu’elle n’avait pas officiellement rejoint les rangs de l’une des six écoles de recherche proposées aux étudiants).
Lors de son errance dans les rues sinueuses, elle avait noté qu’un doux parfum floral régnait dans l’atmosphère paisible de la ville.
Cela n’avait rien d’étonnant : la Rani Rhukkadevata, l’Archon qui régnait avec sagesse sur Sumeru, maîtrisait l’élément Dendro qui commandait aux plantes. De plus, les habitants de ce pays étaient particulièrement attachés aux diverses végétaux qui jonchaient le moindre centimètre carré de leurs forêts.

Arrivée dans sa chambre, Rosalyne entreprit immédiatement d’écrire une lettre qu’elle enverrait à Rostam le lendemain. Elle y racontait sa traversée de Liyue, la cité des contrats (où elle avait notamment acquis une fleur qui, comme lui avait dit l’aventurier l’ayant recueillie, était une cristallisation bien singulière de l’élément Pyro – elle y avait d’ailleurs vu une bienheureuse coïncidence, et une bénédiction de son voyage), et son arrivée depuis l’étrange Gouffre qui séparait les deux pays. Alors qu’elle finissait d’écrire sa lettre, elle pria Barbatos pour qu’elle parvienne sans encombres dans les mains de son bien-aimé.

[Article Invité] Le Conte des Flammes écarlates – Seconde partie – Fanfiction sur Signora de Genshin Impact

***

Les nouvelles des éclaireurs se faisaient chaque jour plus inquiétantes.
Si bien que le temps de partir au combat finit par arriver. Le temps manquait déjà pour préparer les défenses de Mondstadt.
Mais les dirigeants de l’Ordre de Favonius avaient heureusement agit au bon moment : il était encore possible d’agir pour endiguer la catastrophe qui se profilait à l’horizon.

La géographie du pays se révélait être un grand allié : les falaises escarpées permettaient en bien des points d’avoir l’avantage de la hauteur, et il était impossible d’accéder à la ville sans passer par certains des chemins les plus étroits. Rostam avait été envoyé défendre l’un de ces passages. Bien que le danger n’était pas encore présent, le soldat ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine appréhension s’installer en lui. Bien sûr, la perspective du combat n’était pas étrangère à ce sentiment, mais il lui semblait pourtant qu’il y avait quelque chose d’autre. Une étrange atmosphère régnait dans l’air qui portait pourtant le doux parfum des cécilias.
Le jeune homme chassa vivement ces pensées. Il venait de recevoir une lettre de sa bien-aimée l’informant de son arrivée à Sumeru, et il s’empressa de la lire. Il était avide de ses mots, et sa belle voix lui manquait plus qu’il ne l’aurait cru. Prenant sa plume, il entreprit d’écrire une missive pour l’informer des derniers événements et pour lui rappeler à quel point il l’aimait.

Après quelques jours pendant lesquels ses camarades et lui avaient travaillé sans relâche pour préparer leur plan d’action et mettre en place des barricades, Rostam prit enfin le temps de se reposer vraiment. Il tomba presque instantanément dans un profond sommeil qui, malheureusement pour lui, fut agité. Un cauchemar infernal tourmentait son esprit :

Des flammes. Autour de lui, des flammes. Et au milieu d’elles, à genou et suffocante, se trouvait Rosalyne. Chaque fois qu’il tentait de s’approcher d’elle, un nouveau mur de feu s’interposait. Il se battait contre un ennemi ardent qu’il ne pouvait abattre, contraint de regarder la vie s’échapper de sa bien-aimée.
Le rêve changea. Cette fois-ci, c’était lui qui était prisonnier du brasier. Sa fiancée, suppliante, implorait les cieux de le libérer de cette prison brûlante. Elle rencontrait chaque fois le même obstacle qui l’avait empêché précédemment de la rejoindre, et il s’étouffait un peu plus chaque minute, avalant à chaque respiration une bouffée de gaz toxiques. Plus la scène avançait, plus le mur de flammes s’épaississait, et éloignait les deux amants l’un de l’autre.

Rostam se réveilla en sursaut au moment où dans le terrible théâtre de son esprit sa vie prenait fin. Haletant, il reprenait peu à peu ses esprits. Rosalyne était à Sumeru, en sécurité. Elle ne craignait rien. Au moment même où il terminait cette pensée, une clameur s’éleva dans le camp. Alors qu’il rejoignait ses camarades, il demanda :
« Qu’est-ce qu’il se passe ?
— Prépare toi Rostam ! Ils arrivent ! »
, lui répondit un des soldats.
Le jeune homme s’approcha des fortifications qu’ils avaient érigé et constata avec effroi que son compagnon d’armes disait vrai : au loin, une sombre nuée s’approchait…

***

L’Académie demandait à ses étudiants de faire un choix parmi les six darshans existants. De ces six écoles, Rosalyne avait décidé de suivre les cours du Spantamad, qui était spécialisé dans l’étude des lignes énergétiques, l’alchimie et les éléments. Ce choix avait été particulièrement facile à faire : elle avait toujours en sa possession la fleur aux pétales écarlates qu’on lui avait offert, et celle-ci avait éveillé chez elle un intérêt particulier.
Elle avait fait la connaissance du professeur Gafoor, un vieil homme à l’apparence loufoque qu’elle aimait à décrire comme ressemblant à un hibou ébouriffé. Lors de son premier cours, elle s’était assise à côté d’une jeune femme brune, qui entama presque aussitôt la conversation en chuchotant :
« Salut ! Je m’appelle Piah ! C’est un plaisir de faire ta connaissance !
— Plaisir partagé, répondit la mondstadtoise avec un sourire. Moi c’est Rosalyne. Je suis arrivée de Mondstadt, et toi ?
— Je viens d’ici ! Dis moi, qu’est-ce qui t’a poussé à choisir le Spantamad ?
— C’est… s’interrompit-elle, remarquant le regard noir que leur maître venait de lancer dans leur direction. Je t’expliquerai après le cours. »

Le cours enfin terminé, Rosalyne s’était empressée de montrer à sa camarade l’objet qui l’avait convaincue. Sa nouvelle amie admit qu’elle n’avait jamais vu pareille plante. Piah quant à elle s’intéressait aux formes de vie élémentaires qui se rapprochaient le plus des animaux que l’on pouvait observer dans la nature. La discussion anima les deux jeunes femmes, qui conclurent qu’il était fort probable que leurs futures recherches se croisent et s’entremêlent. Aussi avaient-elles décidé d’unir leurs forces dans leurs travaux à venir. Leur nouveau maître avait approuvé dès le lendemain la requête, faisant remarquer au passage qu’il était rare que les chercheurs travaillent seuls.

Quelques semaines après, alors que les deux étudiantes avaient commencé leurs recherches, Piah était tombée par hasard sur un livre ancien parlant à première vue de formes de vie élémentaires (elle avait conclu cela grâce aux différents schémas qu’elle avait entraperçu en le feuilletant). Mais l’ouvrage était crypté, si bien qu’elle renonça à l’emprunter.

Quand elle en parla à Rosalyne, celle-ci se précipita pour mettre la main dessus. Elle voyait là un défi à sa hauteur : forte de son expérience avec Rostam, elle comptait bien entreprendre de déchiffrer le texte qui, elle en était sûre, contenait des informations indispensables à leurs travaux. Elle tenta dans un premier temps de chercher dans l’Akasha (un dispositif inventé par Rukkhadevata – l’Archon qui dirigeait Sumeru – qui rassemblait toute la sagesse des sumeriens), mais elle n’y trouva malheureusement aucune information utile. Le système de chiffrement n’était pas répertorié, elle devait donc trouver par elle-même la solution à cette énigme.
Après plusieurs jours de travail acharné, elle avait enfin réussi à découvrir le sens du titre : Formes de vie élémentaires, l’art de les contrôler sans yeux divins.

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***

Le combat faisait rage depuis plusieurs semaines maintenant. Dans un premier temps, il y avait eu d’immenses créatures, semblables à des chiens ou des loups, mais bien différentes cependant : leurs griffes semblaient déchirer l’espace, et ils avaient tôt fait de se retrouver derrière vous pour vous déchirer le dos de leurs crocs acérés. Heureusement pour les soldats de l’Ordre de Favonius, les pertes avaient été minimes et on déplorait plus de blessés que de morts. Ceux qui avaient la chance de posséder des yeux divins s’étaient montrés de précieux atouts dans les combats, et bien souvent ils avaient sauvé leurs compagnons d’armes d’une mauvaise passe.

Les chiens n’avaient été que les annonciateurs d’ennemis plus dangereux encore, aussi avait-il fallu redoubler d’efforts pour contenir les assauts répétés de ces ennemis qu’ils ne savaient pas nommer. Mais l’Ordre tenait bon, malgré l’épuisement qui commençait à se faire sentir. Le moral de Rostam tenait grâce aux lettres de Rosalyne, qui lui racontait dans ses écrits sa nouvelle vie d’étudiante, et il se rassurait aussi de la savoir en sécurité dans un pays éloigné des combats. Lui, sans vouloir l’inquiéter, répondait par des récits édulcorés du champ de bataille. Lorsqu’il avait le temps de se reposer, il récitait tant bien que mal à ses camarades les douces mélodies que sa fiancée chantait merveilleusement lorsqu’elle était encore à Mondstadt.

Mais les combattants de la cité des vents ignoraient encore que le pire était à venir. Alors que le combat avait repris avec bien plus de véhémence, faisant toujours plus de victimes de part et d’autre du champ de bataille, les mondstadtois avaient un temps repris espoir en voyant Dvalin, l’un des Quatre Vents protecteurs du pays de la liberté, fendre les cieux prestement. Mais contrairement à ce qu’ils avaient pensé, il ne s’arrêta pas au devant des ennemis qu’ils affrontaient. Et c’est quand ils virent l’immense dragon noir sur lequel le Dragon de l’Est fonçait qu’ils comprirent que la véritable bataille ne faisait que commencer…

***

Cela faisait déjà quelques temps que Rosalyne s’était lancée dans le décryptage du grimoire. La tâche était ardue, le texte étant dans une langue ancienne. Elle devait donc, en plus de briser le code qui gardait le contenu secret, traduire dans un dialecte plus récent les phrases qu’elle parvenait à déchiffrer. Le livre évoquait des formes de vies élémentaires oubliées, faisait référence à des techniques alchimiques étranges, ainsi qu’à des rituels obscurs qui selon elle tenaient plus de la superstition que de la réalité scientifique.

L’étudiante avait fait part à son amie des éléments les plus intéressants qu’elle avait pu glaner via son travail, mais il apparut bien vite que cet ouvrage ne pourrait jamais qu’être une source très secondaire pour leur étude :
« Quel dommage… je croyais pourtant vraiment trouver quelque chose d’utile dedans ! s’exclama la mondstadtoise, dépitée.
— A ta décharge, le texte parle effectivement de notre sujet de recherche. Tu ne pouvais pas savoir que le contenu serait à ce point alambiqué. On dirait que l’auteur a mélangé toutes sortes de connaissances sans forcément prendre la peine de vérifier leur véracité. C’est même étonnant que ce livre soit présent dans les bibliothèques de l’Académie, répondit Piah, toute aussi abattue.
— Au moins, reprit Rosalyne, c’est un bon exercice si nous rencontrons d’autres textes à traduire ou à décoder.
— Tu penses continuer à travailler dessus alors ? s’enquit la sumérienne, étonnée.
— Peut-être… Ne serait-ce que par défi personnel, je voudrais aller au bout de ce que j’ai commencé, même si ça ne nous sert pas. Sans doute pendant mon temps libre »
, termina-t-elle dans un murmure.

Le soir venu, après une longue journée de travail, elle se remit au travail ardu de décryptage. Elle voyait dans l’exercice un moyen de se ressourcer.
En plus de l’éloigner de l’inquiétude grandissante qui l’envahissait chaque jour sans nouvelles de Rostam. Elle le savait au combat, et bien qu’elle avait confiance en l’armée de Monstadt, elle ne pouvait s’empêcher de craindre que le pire arrive. De plus, les nouvelles de son fiancé se faisaient de plus en plus rares et concises.
Cela étant du fait de l’incessante bataille que menaient les soldats. Elle avait cru comprendre dans les lettres qu’elle avait reçu que ce qu’ils affrontaient dépassait de loin l’imagination. Cette tâche, qu’elle remplissait donc maintenant sur son temps libre, lui permettait donc de chasser ses angoisses. Elle avait fini de traduire un nouveau chapitre lorsque la bougie qui l’éclairait s’éteignit.

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***

L’arrivée du dragon noir avait ravivé les combattants ennemis.
Tant et si bien que ceux-ci avaient poussé les chevaliers de l’Ordre de Favonius à battre en retraite.
Les pertes auparavant maîtrisées ne cessaient plus d’augmenter depuis, et chaque jour voyait la ligne de front reculer un peu plus.

Au-dessus des deux camps, un combat d’une toute autre envergure avait pris place.
Dvalin et Durin s’affrontaient dans un vacarme assourdissant, jouant des crocs et des griffes, créant d’immenses bourrasques à chaque battement d’aile.
Le Dragon de l’Est était bien plus petit que son adversaire : il était donc plus agile, mais aussi plus sensible aux attaques de ce dernier. Sans le soutien de Barbatos, qui l’avait rejoint pour protéger sa chère cité, il n’aurait peut-être pas survécu. Durin, bien qu’énorme et puissant, avait bien du mal à composer avec deux adversaires. Sa rage s’intensifiait chaque fois que les flèches de l’Archon se plantaient dans sa chair pourtant recouverte d’épaisses écailles.
Son sang corrompu lui insufflait à chaque instant plus de violence.

Les deux protecteurs de Mondstadt s’épuisaient au fur et à mesure que le combat avançait.
Le dragon des vents était blessé, les ailes du dieu de la liberté peinaient à le soulever dans les airs.
Mais ni l’un ni l’autre ne cédaient de terrain à l’ennemi mortel qui se dressait face à eux. Ils avaient réussi à porter le combat dans les altitudes glacées des montagnes plus au sud. Le froid devenait leur allié, engourdissant les gestes de leur Némésis.
Enfin, à la faveur de l’aube naissante, les efforts conjugués de Barbatos et Dvalin parvinrent à mettre fin à la vie du dragon corrompu.
Dragon dont le corps s’abattit dans un immense fracas sur le mont situé sous eux. Épuisé par la bataille qui avait duré plusieurs jours, la divinité s’enfonça dans un profond sommeil, formulant une dernière requête à son ami de toujours.

Tandis que son compagnon d’armes se laisser glisser dans le doux monde des rêves, le Dragon de l’Est, blessé, recouvert du sang venu des plaies de Durin, rassembla ses dernières forces pour s’envoler.
Et fonçant vers le champ de bataille, il souffla de puissantes tornades qui décimèrent les monstres qu’affrontaient les soldats de la cité des vents.
Sans toutefois parvenir à tous les éliminer. Dans un dernier effort, laissant la suite des choses à l’Ordre de Favonius, il se dirigea vers les ruines de l’ancienne Mondstadt.
Où il sombra à son tour dans une longue somnolence.

L’intervention salvatrice de Dvalin redonna de la force aux troupes qui se battaient encore.
Avec un élan nouveau, ils purent enfin repousser la horde d’atrocités qui les avait tenu en échec jusqu’à maintenant. Après d’immenses efforts, leurs ennemis étaient enfin en déroute.

Rostam, fatigué de s’être tant battu, retira lassement sa lame du monstre qu’il venait d’abattre. Un imperceptible sourire se dessina sur ses lèvres. Ils avaient réussi ! Ils avaient sauvé Mondstadt ! Mais à quel prix ? Son regard attristé se porta sur les nombreux corps qui jonchaient le sol. Parmi eux, beaucoup appartenaient à ses frères d’armes. Abattu par ce déchirant constat, il laissa tomber sa lame dans un bruit métallique. Il n’avait plus la force de se battre, plus la force de lever son bras.

Il fut bientôt rejoint par un groupe de soldats. Tandis qu’il tournait la tête pour les saluer, ses yeux s’emplirent de larmes.
Larmes qui contenaient l’amer mélange de joie, de tristesse et de lassitude qui bouillonnait en lui. C’était fini. La guerre était terminée. Alors qu’il ouvrait la bouche pour interpeller ses derniers compagnons d’infortune, l’un d’eux s’écria :
« Rostam ! ATTENTION ! »

Mais il était trop tard. Rostam n’eut que le temps de sentir la flèche qui lui traversa le cœur en cet instant fatidique. Un dernier monstre qui leur avait échappé venait de faire une énième victime. L’un des soldats accourait vers le jeune homme pour le soutenir, tandis que les autres poursuivaient l’infâme créature qui venait d’abattre l’un des leurs sous leurs yeux. Les dernières pensées de Rostam allèrent à sa bien-aimée. Dans un éclair déchirant, il revit son doux visage, ses yeux. Dans sa dernière inspiration, il se souvient de son odeur. Et dans un infime écho, il entendit l’éclat de ses rires et l’unique mélodie de ses chansons. Enfin, alors que la vie le quittait, il prononça son nom dans un ultime soupir :
« Rosalyne… »

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