Pour Halloween 2026, j’ai voulu me faire peur avec une série que je n’avais jamais touchée : Fatal Frame.
Et j’ai commencé par son épisode le plus culte, dans sa version toute neuve : Fatal Frame II: Crimson Butterfly REMAKE.
Plus de 20 heures sur Steam plus tard, j’en ressors avec un avis assez clair : c’est sympa… mais Mayu m’a usé.
Un village hanté qui a une vraie âme, des quêtes secondaires qui serrent le cœur, des fuites mémorables face au Kusabi.
Mais aussi une sœur à sauver toutes les cinq minutes, des fantômes transformés en sacs à PV et une fin qui m’a laissé un goût amer.
Je vous raconte tout, sans note mais avec le cœur, kupo.
Minakami, un village qui a sa propre âme

Petit rappel pour ceux qui, comme moi, débarquent dans la série.
Le Fatal Frame II original est sorti en 2003 sur PlayStation 2, développé par Tecmo (en Europe, la série s’appelait Project Zero).
Le remake, lui, est arrivé le 12 mars 2026 sur PS5, Xbox Series, Switch 2 et PC, développé par Team NINJA avec Koei Tecmo.
L’histoire suit deux jumelles, Mio et Mayu Amakura.
Mayu suit un papillon cramoisi et entraîne sa sœur dans Minakami, un village perdu dans la forêt et hanté par ses anciens habitants.
Et derrière les fantômes, il y a un rituel autour des jumeaux… dont je vous laisse la surprise.
Ce qui m’a le plus plu, c’est l’ambiance.
Minakami n’est pas un simple décor de jeu d’horreur : chaque maison a son histoire, ses habitants, ses drames.
On a vraiment l’impression que le village a sa propre âme, et qu’elle n’est pas très heureuse de nous voir.
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Mayu, ou l’art de sauver quelqu’un qui ne s’aide pas

Parlons de l’éléphant dans la pièce : Mayu.
Le remake ajoute une mécanique plutôt mignonne sur le papier : on peut lui tenir la main.
Et d’après Koei Tecmo, ça rend de la vie et de l’énergie spirituelle.
J’ai trouvé ça sympa, vraiment.
Le problème, c’est tout le reste.
Quand Mayu tombe, elle ne se relève pas toute seule : c’est à Mio d’aller l’aider.
Elle est totalement passive.
D’accord, c’est nous qui avons la caméra, mais elle pourrait fuir, se cacher, ou même nous aider à nous relever quand c’est nous qui sommes au sol !
Et surtout, on passe le jeu à courir après elle.
On arrive enfin là où elle devrait être et… “Mayu is in another castle”.
Encore.
À force, je n’avais plus l’impression de jouer une histoire de sœurs, mais une escorte qui ne finit jamais.
La Camera Obscura en difficulté max : bienvenue chez les sacs à PV

Dans Fatal Frame, on ne se bat pas avec un fusil mais avec un appareil photo : la Camera Obscura.
Le remake a retravaillé tout le système : mise au point, zoom, filtres, et le fameux “Fatal Frame”, ce cliché pris au bon moment qui étourdit le fantôme (le détail est sur le site de Koei Tecmo).
J’ai fait tout le jeu en difficulté maximale.
Et à ce niveau, les fantômes deviennent de vrais sacs à PV.
Les pires ? Les fantômes de femmes pendues.
Chaque combat contre elles prenait beaucoup trop de temps, au point que la peur laissait place à la fatigue.
Puis, vers la fin, tout bascule.
Avec le combo zoom + améliorations, la caméra devient redoutable.
Bonne nouvelle pour les nerfs, mauvaise nouvelle pour le boss dont je vais vous parler…
Le Kusabi : la meilleure fuite, le pire combat

Le Kusabi, c’est la menace de Minakami.
Celui qui nous traque, qu’on ne peut pas affronter tout de suite, et qu’il faut fuir.
Et franchement, ces phases de fuite sont parmi les meilleurs moments du jeu.
Mon souvenir préféré ?
Je me cache.
Il passe.
J’attends, je le pense parti, j’ouvre une porte… et on se retrouve face à face aha.
Le genre de jump scare qui marche à tous les coups, et Fatal Frame 2 en a plein.
Mais voilà.
Le Kusabi, c’est le Nemesis du jeu, son Pyramid Head.
J’attendais un combat d’anthologie.
À la place, grâce au zoom et aux améliorations, je l’ai vaincu plus facilement qu’un simple fantôme du village.
Après des heures à le fuir en tremblant, c’est franchement frustrant.
Chitose et les quêtes secondaires : la vraie bonne surprise

Le remake ne se contente pas de refaire le jeu de 2003.
Selon Noisy Pixel, il ajoute des histoires secondaires, de nouvelles zones et même une nouvelle fin.
Et ce sont ces histoires qui m’ont le plus marqué.
La pauvre Chitose, d’abord.
C’est une petite fille qui veut se réfugier auprès d’Itsuki, son grand frère.
Sauf qu’Itsuki aidait Yae et Sae à s’enfuir du village…
J’ai eu beaucoup de peine pour elle et pour sa fin triste.
Et j’ai dû affronter son fantôme, coincé dans une sorte de boucle temporelle.
C’est d’ailleurs ce qui m’a frappé avec les fantômes de Minakami : on dirait qu’ils revivent leur mort, encore et encore.
Ils ne sont pas juste méchants, ils sont prisonniers.
Et ça rend chaque photo un peu plus lourde à prendre.
Une fin négative pour forcer le New Game +

Sans spoiler : j’ai eu la fin négative.
Et j’ai été déçu, parce qu’elle sert surtout à pousser vers le New Game +.
Résultat, on a fini par regarder les autres fins sur YouTube.
Je me referai peut-être une partie un jour.
Mais relancer plus de 20 heures pour refaire exactement la même chose et avoir une fin différente… bof.
Si encore il y avait plusieurs routes, comme dans Fire Emblem: Three Houses où chaque maison change l’aventure, je dirais oui tout de suite.
Ici, c’est le même chemin, avec un panneau différent au bout (et les fantômes toujours aussi costauds).
Alors, Fatal Frame 2 Remake vaut-il le coup ?

Côté presse, le remake s’en sort bien : il affiche un 80 sur Metacritic, sur 25 critiques.
Moi, je ne mets pas de note sur le Daily Moogle, mais je peux vous dire ce que j’en garde.
- J’ai aimé : l’ambiance de Minakami, l’histoire, les quêtes secondaires comme celle de Chitose, les fuites face au Kusabi et les jump scares.
- J’ai moins aimé : Mayu et sa passivité, les fantômes sacs à PV en difficulté max, un Kusabi trop facile à vaincre et une fin négative qui pousse au New Game +.
Pour une découverte de la série, c’était un bon Halloween.
Si vous aimez les histoires de fantômes japonaises et les ambiances lourdes plus que l’action, foncez.
Mais préparez-vous à tenir la main de Mayu… et à la relever, encore et encore.
Et vous, vous avez joué au remake ou à l’original ?
Mayu vous a autant agacé que moi ?
Dites-moi tout en commentaire, kupo !






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