La GameCube, c’est une petite boîte avec une poignée, des disques qui semblent avoir rétréci au lavage et une manette que l’on ne pouvait pas confondre avec celle de la PlayStation.
La mienne était un cadeau.
Avant elle, j’avais eu la Super Nintendo, puis la Nintendo 64.
Il y avait donc une certaine continuité, et la GameCube est devenue ma machine principale.
Pas une console achetée pour deux exclusivités avant de retourner chez la concurrence.
Dans mon article sur la Dreamcast, je racontais avoir découvert Skies of Arcadia et les Sonic Adventure sur GameCube.
Je n’associais pas forcément ces jeux à leur console d’origine.
Pour moi, ils faisaient partie de ce que je pouvais jouer chez Nintendo.
Mais il n’y avait pas qu’eux.
Des courses, des RPG, du survival horror, des parties de Smash à plusieurs et même une ferme : j’avais de quoi faire.
La GameCube, qu’est-ce que c’est ?

La GameCube succède à la Nintendo 64. Elle sort au Japon le 14 septembre 2001, puis en Amérique du Nord en novembre.
En Europe, elle arrive le 3 mai 2002.
Nintendo abandonne les cartouches pour des petits disques optiques propriétaires.
La console standard ne lit ni les DVD vidéo ni les CD audio, contrairement aux possibilités multimédias de ses concurrentes.
Elle termine sa carrière avec 21,74 millions d’exemplaires vendus dans le monde, derrière la PlayStation 2 et la Xbox.
Commercialement, Nintendo n’a donc pas remporté cette génération.
Cela mérite d’être rappelé, sans transformer chaque paragraphe en explication de son échec.
Si j’ai envie de parler de cette console, c’est surtout pour ses jeux qui m’ont marqué.
The Legend of Zelda: The Wind Waker

Je vais commencer par quelque chose que je n’avais pas aimé : son style graphique.
Après Ocarina of Time et Majora’s Mask, ce changement ne correspondait pas à ce que j’attendais d’un nouveau Zelda.
Le Link de The Wind Waker et son aspect dessin animé me déplaisaient à l’époque.

Je ne vais pas raconter aujourd’hui que j’avais immédiatement reconnu le génie de cette direction artistique.
Le jeu choisissait pourtant clairement sa voie, avec son cel-shading et une aventure maritime où les îles deviennent autant de destinations à explorer.
Et bien des années plus tard, je lui ai donné sa chance.
Super Mario Sunshine

Pour Sunshine, en revanche, ça passait très bien.
Et J.E.T. (Jerrican Expérimental Transformable) y était pour beaucoup.
Cet équipement à eau ne sert pas uniquement à nettoyer : il intervient aussi dans les déplacements de Mario.
Mario partait dans un cadre différent et disposait d’un outil qui changeait réellement la manière de jouer.
C’est ce que je retiens avant de chercher à le placer dans un classement de tous les épisodes.

Il y avait aussi quelque chose d’assez drôle à retrouver le plombier avec un appareil de nettoyage sur le dos.
Après toutes ces années à casser les blocs, quelqu’un lui demandait enfin de ranger.
Après je l’ai trouvé plus facile que Mario 64 mais je suis étonné car depuis quelques années, les gens semblent le trouver plus dur ?!
Il faudra que je le rejoue, que je vous en reparle dans son propre article mais aussi, comment dire…
Mario Sunshine, c’est un jeu de l’été pour moi mais cela méritera aussi un autre article.
Luigi’s Mansion

J’aimais surtout que Luigi ait sa propre histoire.
Il était enfin au centre d’une aventure qui ne consistait pas simplement à suivre Mario ou à prendre sa place pour le deuxième joueur.
Le manoir, les fantômes et son équipement lui donnaient autre chose à faire.
Luigi’s Mansion faisait d’ailleurs partie du lancement de la GameCube.
Et aussi, comme Mario’s Sunshine, Luigi avait le droit à une arme exotique aussi !

Pas besoin d’en rajouter beaucoup : voir Nintendo consacrer un jeu entier à Luigi constituait déjà une bonne raison de s’y intéresser.
Metroid Prime

Metroid Prime
La découverte.
C’est le mot qui me revient quand je pense à Metroid Prime.
J’ai aimé me perdre dans cet univers, explorer les environnements et découvrir peu à peu ce qui se cachait derrière chaque porte.
On n’était pas simplement là pour enchaîner les ennemis : il fallait aussi observer, chercher son chemin et comprendre où aller.

Le passage à la vue subjective aurait pu me rebuter, mais le jeu avait su conserver ce qui faisait le charme de Metroid.
On retrouvait cette sensation d’explorer un monde mystérieux, avec de nouvelles possibilités qui s’ouvraient au fil de l’aventure.
Metroid Prime avait vraiment sa place sur GameCube. C’était une autre manière de jouer que Mario ou Smash, et c’est aussi pour ça que je tenais à en parler ici.
Super Smash Bros. Melee

Celui-là, je me suis tué dessus.
Seul, avec mes proches, avec mes potes.
C’est important de préciser les deux, parce que mes souvenirs ne se limitent pas aux parties à plusieurs.
J’y passais aussi du temps sans avoir besoin que tout le monde soit disponible.

Et il y avait les personnages à débloquer dans le jeu.
Pas de combattants supplémentaires à acheter pour compléter ce roster : Melee ne fonctionnait pas avec des packs de personnages payants.
Je ne dis pas que tout était mieux avant.
Mais sur ce point précis, oui, j’aimais avoir cette raison de continuer à jouer plutôt qu’une raison de retourner payer.
Mario Kart: Double Dash!!

Double Dash!! avait sa place à côté de Melee, avec une idée bien à lui : deux personnages sur le même kart.
C’était un Mario Kart que je trouvais cool, avec une formule suffisamment reconnaissable pour qu’on sache immédiatement de quel épisode on parle.
Skies of Arcadia Legends

Skies of Arcadia, je l’ai découvert sur GameCube.
J’ai même écrit un article intitulé dessus.
Le rapprochement donne déjà une idée de ce qui m’intéressait : des pirates, un équipage, une aventure dans les airs.
Dans cet article, je mettais également Vyse en avant comme l’une des grandes forces du jeu, avec ses deux sabres.
Sa présence sur GameCube explique une partie de mon regard sur la Dreamcast.
J’avais joué à cet héritage de Sega sans forcément mesurer d’où il venait.

Pour moi, ce n’était pas seulement une seconde chance offerte à un ancien jeu.
C’était une découverte.
Et c’est une différence que l’on oublie parfois quand on parle des portages : celui qui n’avait pas la première console ne rejoue pas, il joue pour la première fois.
Et c’est pour ça que ce jeu mérite son remake, il faudrait que j’écris dessus un de ces jours !
Sonic Adventure 2: Battle

J’aimais ce jeu parce que je le trouvais complet.
Il y avait la vitesse, les phases de combat, plusieurs personnages et les Chao.
Ces derniers ajoutaient presque un Tamagotchi à l’intérieur du jeu, avec des créatures dont on pouvait s’occuper entre les autres activités.
C’est cette variété que je retiens.
Je n’avais pas seulement l’impression d’enchaîner des niveaux où il fallait courir jusqu’à l’arrivée.

Dans mon article Dreamcast, je parlais aussi des musiques et du scénario des Sonic Adventure.
Sonic Adventure 2: Battle occupe une place particulière pour moi : je pensais juste faire des courses moi !
Et j’ai cette histoire, les combats, des supers hérissons etc ?!
C’était trop pour le jeune Sinbad aha.
Quand j’essaie d’expliquer ce qui me manque parfois dans les Sonic suivants, c’est notamment à cette impression de jeu complet que je pense.
Tales of Symphonia
Pour Tales of Symphonia, j’ai répondu « I want to go home tout » quand on m’a demandé ce que je retenais.
Ce n’est pas très pratique pour rédiger une critique précise, mais cela dit assez bien l’attachement général.
Et s’il faut sortir un nom : Kratos Aurion.
Je ne vais pas détailler ici son rôle et gâcher une partie de l’aventure à ceux qui la découvriraient.
Mais je ne pouvais pas citer Symphonia dans cet article sans le mentionner.
Cela reste mon Tales Of préféré et il m’a permis de découvrir qu’il n’y a pas que les Final Fantasy dans la vie !
La GameCube avait moins de RPG que la PlayStation 2.
Cela ne m’empêchait pas d’en trouver auxquels m’attacher, et celui-ci fait partie de ceux que je voulais garder dans cette sélection.
Baten Kaitos

Le meilleur RPG de tous les temps.
Enfin, presque.
Car j’hésite souvent avec Grandia et Final Fantasy VIII.
C’est à ce niveau-là que je le place personnellement. Pas simplement parmi les « bons petits RPG que l’on oublie de citer ».
Baten Kaitos possède son monde de terres flottantes, ses décors et son système de cartes.
Le joueur y prend le rôle d’un esprit protecteur lié à Kalas, une manière particulière de l’intégrer à l’aventure.
Je pourrais lui réserver beaucoup plus de place, mais il mérite justement son propre article plutôt qu’un résumé pressé au milieu de la GameCube.
Et je parle bien ici du premier Baten Kaitos.
Un jour, je dois vous parler du Wiseman dans la préquelle Baten Kaitos Origins.
Resident Evil Zero
L’idée de faire une préquelle et aussi le premier Resident Evil en semi-coopération était sympa !
Je me demande même si justement cela n’a pas fortement influencé Resident Evil 5 de ce côté là.
Et je l’avais trouvé cool.
J’étais super content d’y jouer avec mon meilleur ami.

Sa présence compte surtout parce qu’on ne retrouvait pas uniquement des jeux ressemblant aux productions les plus colorées de Nintendo.
Souvent les gens se plaignaient que Nintendo était une console pour gosse
La GameCube accueillait aussi le remake du premier Resident Evil, puis Zero et le quatrième épisode.
Cela donnait du choix à quelqu’un qui, comme moi, utilisait cette console comme machine principale.
Car oui, j’aime beaucoup le survival horror !
Harvest Moon: A Wonderful Life

Le jeu de la paix qu’est Harvest Moon: A Wonderful Life est dingue.
On change de rythme : une ferme, des cultures, des animaux et une vie à construire. A Wonderful Life donne également une place importante à la famille et au passage du temps.
Ainsi qu’aux vaches !

Dans cette sélection, il compte parce qu’il rappelle que mes jeux GameCube ne se limitaient pas aux combats et aux aventures où l’on sauve le monde.
On se rend pas compte à quel point un jeu chill peut être vachement détendant.
F-Zero GX
Sur F-Zero GX, j’étais persévérant.
Il fallait l’être pour continuer à chercher la maîtrise dans des courses aussi rapides et exigeantes.
Le jeu était développé par Amusement Vision, un studio de Sega, pour Nintendo.

Encore un drôle de changement quand on avait connu les deux constructeurs comme rivaux.
F-Zero GX n’occupait pas la même place que Mario Kart.
Je pouvais apprécier les deux sans leur demander les mêmes sensations, ni le même effort.
The Simpsons: Hit & Run

Un GTA pour faire le sbeul dans Springfield.
Un peu la manière pour Nintendo d’avoir GTA sans GTA !
C’est le raccourci qui décrit le mieux ce que j’en retenais.
Pas parce que les deux jeux seraient identiques, mais parce que je pouvais retrouver cet amusement à prendre une voiture et semer le désordre, cette fois dans l’univers des Simpson.
Hit & Run mêle justement conduite, déplacements à pied et missions dans Springfield.
Il n’y a pas toujours besoin d’une grande explication sur la profondeur d’une œuvre.
Parfois, on veut simplement jouer dans un monde que l’on connaît et y faire n’importe quoi.
Et quel plaisir de rouler avec la voiture du Serpent !
Beyond Good & Evil

J’avais déjà consacré un article à Beyond Good & Evil en le présentant comme un jeu de « journalisme conscient ».
J’y mettais en avant Jade et cette idée que la vérité se trouve derrière les apparences du bien et du mal.
Jade mène une enquête.
Son rôle et la recherche de la vérité donnent une autre raison d’explorer ce monde.
C’est aussi ce qui distingue Beyond Good & Evil dans mes souvenirs du catalogue : on ne vient pas uniquement pour se battre ou arriver au bout d’un parcours.
Et mon plus grand regret est que ce jeu n’est toujours pas devenu une licence à succès avec plusieurs opus.
Phantasy Star Online Episode III: C.A.R.D. Revolution

Celui-là, je trouve triste qu’on en parle si peu.
J’aimais son jeu de cartes.
Et je précise bien Episode III : il ne reprend pas simplement les combats des autres Phantasy Star Online. Il propose des affrontements au tour par tour, des decks à construire et des déplacements sur un plateau.
Il est jouable en solo et disposait aussi de possibilités multijoueurs.

Les deux camps ne fonctionnent pas exactement de la même manière : les Hunters s’équipent d’armes et d’objets, tandis que les Arkz peuvent faire appel à des créatures.
C’est justement le genre de jeu que j’ai envie de ressortir dans un article.
Les titres les plus connus n’ont pas besoin que je les cite une centième fois pour exister.
L’épisode III, lui, mérite qu’on s’y arrête davantage.
Ce que je retiens de la GameCube

La GameCube était ma console principale après la Nintendo 64 et avant la Wii.
Quand je regarde les jeux réunis ici, je comprends assez facilement pourquoi elle m’a occupé.
Je n’avais pas aimé le style de The Wind Waker, j’aimais J.E.T. dans Sunshine, je passais énormément de temps sur Melee et je place encore Baten Kaitos très haut.
Mes souvenirs ne forment pas un classement bien propre où tout serait devenu excellent avec les années.
C’est cette GameCube-là que j’avais envie de raconter : celle sur laquelle je jouais, pas seulement celle qui a terminé derrière la PlayStation 2.







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